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Présidentielle 2018 au Mali : les citoyens se prononcent sur l’aspect sécuritaire

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Minusma/Flickr

Avec une situation sécuritaire instable, la bonne tenue de l’élection présidentielle au Mali engendre des inquiétudes. Dans ce micro-trottoir, réalisé jeudi,  les avis sont partagés au sein de la population.

Il y en a de ceux qui pensent qu’au-delà de l’insécurité, le scrutin peut bel et bien se tenir. C’est le cas d’Ichaka Diakité, inspecteur des impôts. Nous l’avons rencontré dans son bureau.

« Les dispositions de la loi électorale au Mali permettent de tenir l’élection même si quelques localités  du pays sont occupées depuis 2012 par des groupes armés. Avec l’accord des uns et des autres, on a pu tenir l’élection en 2013. Je pense que le scrutin peut se tenir en 2018 », explique-t-il, très confiant quant à la tenue de l’élection présidentielle de 2018.

Fatoumata Mah Thiam, journaliste, partage le même avis : « Il n’y a pas de raison pour que l’élection présidentielle ne se tienne pas à la date prévue. Mais, avant, il revient aux autorités compétentes de relever le défi de l’insécurité. »

Que ceux qui sont pour le report lèvent la main

Pour Amadou Dégoga, juriste, l’Etat doit d’abord récupérer le contrôle de l’ensemble de son territoire avant l’organisation d’une éventuelle élection présidentielle. Il opte plutôt pour un report.

« L’Etat ne contrôle que Bamako. Les autres zones sont hors contrôles. Tant que l’Etat n’aura pas la main mise sur les 90% du territoire national, le scrutin sera émaillé de manquement. Ce qui provoquerait des contestations et autres manifestations. Non, la situation sécuritaire ne  permet pas la bonne tenue de l’élection présidentielle. Le mieux serait de l’a reportée. »

Yacouba Oumar Samaké, promoteur de société de gardiennage, partage le même opinion : « Si l’on se réfère à la Constitution en vigueur, il ne peut pas y avoir d’élection. Car, l’intégrité du territoire est mise en cause. L’administration est absente dans beaucoup  de localités.  Pour preuve, les communales n’ont pas pu se tenir partout au Mali. Je pense qu’il faut une transition après le mandat d’IBK. »

 

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