Accueil Dossier Présidentielle 2018 Bienvenue et chaud devant !

Bienvenue et chaud devant !

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Attachez vos ceintures, 2018 annonce un atterrissage pas brusque mais mouvementé et même très mouvementé. Mouvementé pour la jeune démocratie malienne mise à rude épreuve par un défi sécuritaire et un état d’impréparation.

Cependant, « le roi de Sébénicoro » veut ce rendez-vous quinquennal et historique, une fête de la démocratie. A moins de six mois de sa tenue, le président de la République persiste et signe que cette joute électorale se tiendra « à date ». Quiconque entravera la bonne marche du processus, connaitra le courroux du chef, promet-il.

Fierté Malinké

Dans toutes ses sorties médiatiques en début d’année, Ibrahim Boubacar Keïta a réitéré cet engagement à tenir ce rendez-vous, advienne que pourra. Seulement, pour respecter sa promesse, les menaces brandies ne suffisent. Il va lui falloir plus que sa détermination de Malinké ou sa fierté de digne descendant de Soundjata Keïta. Un adage rodé du terroir rapporte : « Quand on soupe avec la diable, il ne suffit pas d’avoir une cuillère aussi longue que la sienne. »

Impérativement, le président de la République doit tout d’abord prendre à bras le corps l’épineuse question de l’insécurité dans le nord et le centre du pays. Il devra ensuite prendre langue avec les principaux acteurs de l’Accord pour paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger. Obtenir aussi le quitus de la communauté internationale qui tient la clé de la bourse. Enfin, IBK doit mettre la machine électorale en marche, en s’assurant de l’assainissement du fichier électoral en faisant la lumière sur l’affaire des 900 000 cartes NINA qui aurait disparues en 2013. Sur ce dernier point, l’opposition l’attend de pied ferme. Malgré qu’elle soit sceptique sur la tenue de l’élection.

En attendant, les potentiels candidats sillonnent le pays pour vanter leurs hauts faits. Il y a une promesse de belles empoignades en perspective. Même si le prince du jour ne s’est pas encore déclaré, ses intentions laissent à interprétations.

Comme il reconnait lui-même qu’il « dormai[t] » durant ces 4 dernières années et qu’il vient de se réveiller pour mettre toute la République au pas, les six petits mois de la fin de son quinquennat promettent d’être mouvementés. Alors chaud devant !

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