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Présidentielle 2018 au Mali : faudra-t-il compter avec les activistes ?

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Alexandre Baron/Flickr/CC

En principe, l’élection présidentielle aura lieu au mois de juillet au Mali. Et les activistes ne comptent pas restés en marge de ce grand rendez-vous.

Marches, meetings, animations radiophoniques, communication sur les réseaux sociaux… Les mouvements citoyens « On a tout compris Waati Sera », « Jeunes chômeurs du Mali » ou « Collectif pour la défense de la République » ( C.D.R) s’expriment sur tous les terrains. Leurs activités drainent des foules, mais aussi de l’adhésion populaire.

Réunis au sein d’une plateforme « An Té A Bana », ils sont parvenus à obtenir du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, le retrait de son projet de révision constitutionnelle, en 2017.

La même année, ils s’étaient mobilisés en faveur de la grève des agents de la santé.

Bientôt un activiste candidat à la présidentielle ?

Mais le mouvement  « On a tout compris Waati Sera » ne compte pas pour autant jouer un rôle politique dans la bataille électorale à venir. « Aucun de nos membres n’a l’intention de se présenter à l’élection présidentielle ou soutenir un candidat », assure Mohamed Maiga, l’un des porte-paroles.

Une démarche bien différente de celle du CDR (Collectif pour la Défense de la République). De l’avis de son secrétaire administratif, Boubacar Yalkoué, le collectif a déjà procédé à l’organisation de campagnes de sensibilisation et d’information pour lutter contre l’abstention.

« Nous avons demandé à tous les comités du CDR de nous proposer un avant projet de société, poursuit le militant. Nous prévoyons d’organiser un congrès en mars au cours duquel nous adopterons une position sur l’élection présidentielle. »

En clair, le CDR envisage de soutenir un candidat en fonction des critères qui seront déterminés lors de ce congrès annoncé.

Pour la présidentielle prévue en juillet, il faudra compter avec ces activistes. Certains ne manqueront pas d’être approchés par des candidats. « Ils ont un poids conséquent: ils sont capables de remplir les salles, de faire des cortèges pour les partis politiques », résume le jeune défenseur des droits de l’homme, M’Bara Adiawiakoye.

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