Accueil Dossier Présidentielle 2018 IBK « prêt » à briguer un second mandat: Etat des lieux du « Mali...

IBK « prêt » à briguer un second mandat: Etat des lieux du « Mali d’abord »

187
0
PARTAGER
maliweb/CC

Le week-end dernier, le président de la République Ibrahim Boubacar Kéita a levé le doute sur sa candidature à la présidentielle de juillet. Devant les cadres des partis de la majorité, et selon les cadres de son parti, IBK est prêt je cite à resservir le pays. Et donc à briguer un second mandat.

Pour rappel, il a été élu au 2e tour de la présidentielle de 2013 avec 77 % des voix. Son projet, le Mali d’abord, est axé principalement sur la réconciliation nationale, la sécurité, la lutte contre la corruption, la lutte contre le chômage ou encore la construction de logements sociaux…

Mais près de cinq ans après qu’est-ce qui a été fait et qu’est-ce qui reste à faire ?

D’abord sur le plan de la réconciliation nationale. Un accord de paix a été signe en 2015 entre les groupes armes et le gouvernement après de longs mois de négociation a Alger. Cet accord, il faut le reconnaître, a mis un terme aux affrontements entre les groupes armés signataires entre eux et l’armée malienne. Malgré ces acquis, l’accord connaît un lourd retard dans sa mise en œuvre. En témoigne l’arrivée hier des premiers militaires maliens a Kidal pour l’installation du MOC, censé marque le redéploiement de l’armée sur l’ensemble du territoire. Ce mécanisme devait être mis en place seulement quelques semaines après la signature de l’accord.

La situation sécuritaire, elle, se dégrade. En plus des attaques terroristes, 71 aux trois dernier mois de 2017 selon l’ONU, les communautés peule et dogon s’affrontent régulièrement au centre du pays. Entrainant plusieurs dizaines de morts, selon le dernier rapport trimestriel des Nations unies sur le Mali.

Et l’armée peine a sécurisé le vaste du territoire. La Loi d’orientation et de programmation militaire adoptée en 2015 a considérablement changé les conditions de vie et travail des militaires avec des primes et des équipements nouveaux. Toutefois, chaque acquisition de matériels militaires révèle un scandale de détournement du denier public. Ce qui explique, pour plusieurs observateurs, l’échec d’IBK dans la lutte contre la corruption après avoir dédié 2014 l’année à la lutte contre corruption.

Par rapport à la lutte contre le chômage des jeunes, le candidat du RPM avait promis la création de 200 mille emplois durant son premier quinquennat. A la date du 31 décembre 2017, le ministre de l’Emploi a annoncé la création de 234 mille emploi soit 34 mille emplois de plus. Des chiffres contestés par les jeunes demandeurs d’emploi. Pour leur président, Mahamane Ibrahima ce sont des emplois créés sur papier.

Quant aux logements sociaux, le ministre de l’Urbanisme s’apprête à attribuer les 5000 construits sous IBK. Ce nombre est largement en deçà par rapport à celui promis pendant la campagne présidentielle qui s’élevait à 50 000 logements sociaux. C’est 10 fois moins.

L’annonce de la candidature d’IBK intervient à un moment où le front social est en ébullition. D’ailleurs il ne s’est jamais calmé pendant les quatre dernières années. Les secteurs vitaux, tels l’éducation et la santé ont connu des moments de turbulence sans précédent.

Aujourd’hui, le bilan d’IBK divise la population. Le 29 juillet sera un teste grandeur nature pour le bilan du régime.

Maliki Diallo

PARTAGER
Articles précédentsMali: grâce à l’insémination des vaches, le lait frais est disponible durant toute l’année
Articles suivantsNiaréla : le parcours du combattant des fabricants de balais
Maliki Diallo est journaliste Reporter d’images au Groupe Renouveau (le quotidien L’Indicateur du Renouveau et Renouveau TV). Il a intégré la presse en novembre 2012. Il était encore étudiant à la Faculté d'histoire et de géographie où il a décroché une maîtrise en Géographie option aménagement du territoire en 2014. En 2017, il s'est inscrit à l'Ecole supérieure de journalisme de Lille (ESJ-Lille) pour une licence professionnelle en journalisme multimédia. Il est l’un des 16 journalistes de la 3e promotion de la formation en alternance de l’ESJ-Lille à Bamako.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Envoyer votre commentaire
Merci d'entrer votre nom