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Nouveau cas de viol à Bamako : elle brise le silence

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fille victime de viol

Un nouveau cas de viol a eu lieu dans la nuit du dimanche dans un quartier populaire de Bamako. Une fille de 17 ans a été victime de viol dans un une maison calme et abandonnée. Discriminée au sein de sa famille, la victime réclame justice.

Visage crispé, silencieuse et à tête baissée. Nathalie (nous avons modifié son prénom, NDLR) a de la peine pour parler. le regard fuyant, elle aborde le sujet avec une grande réticence. Mais surtout avec beaucoup d’inquiétudes. « J’ai peur de me faire indexer par mon entourage », affirme-t-elle, la tête toujours baissée. « J’ai peur que mes amis sachent que j’ai été de violée », insiste-t-elle.

De longues secondes de silence. Puis elle parvient à lâcher quelques mots: « Il était 2h du matin. Je quittais chez une cousine… » Des larmes le long du visage l’interrompent. Dans les faits, selon son entourage, Nathalie quittait effectivement chez Yagare, sa cousine. Son bourreau l’a suivie de près, jusqu’à un endroit sombre et calme. Les choses vont ensuite s’accélérer: « il a avait un couteau et m’a menacé de me poignarder. Il m’a forcé à le suivre dans un bâtiment inhabité », raconte Nathalie, incapable de retenir ses larmesSes cris de détresse ne la sauveront pas: sous la menace d’un couteau, elle se fait violer et se fait retirer son téléphone.

Cinq jours après, Nathalie se sent seule. Même dans sa famille, elle se retrouve souvent isolée dans un coin de la maison. Elle ne bénéficie d’aucune assistance psychologique. « Au sein même de sa famille, on pense qu’elle l’a bien cherché. On pense qu’elle n’avait aucune raison d’être dehors à 2h du matin« , affirme sa cousine. Depuis les moments des faits « c’est elle qui me suis et me console ».

Pour le moment, Nathalie, avec le soutien de sa cousine, a juste eu droits à quelques analyses médicales. Les résultats ne sont pas encore disponibles. Mais un poids beaucoup plus lourd pèse sur ses épaules: le poids social. « Quel homme va accepter de m’épouser après cet acte», s’interroge-t-elle.

Mohamed Salaha

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