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Portrait : Sylla Mariam Cissé, du diplôme de comptabilité à la couture

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Au départ, elle a suivi des cours de comptabilité où elle a obtenu un Brevet de technicien (BT2). Plus tard, face au fléau du chômage, Sylla Mariam Cissé décide de se donner du travail : elle ouvre notamment un atelier de couture où elle emploie aujourd’hui au moins cinq personnes. 

Des va-et-vient interminables. Ce matin, Mariam semble être bien occupée. Elle passe près de chaque employé pour donner des consignes. « C’est mon quotidien depuis sept ans », sourit-elle. Sept ans, c’est exactement les années où Mariam a décidé de ranger son diplôme dans les tiroirs pour devenir sa propre patronne. Auparavant, elle avait suivi des études en comptabilité dans une école de la capitale.

« Mon activité ne manque surtout pas de clients en ce moment », indique Mariam lâchant un ouf de soulagement pendant qu’elle prend place dans une chaise, devant son atelier. L’atelier de couture est installé au bord de la route, sur la voie qui mène à l’aéroport de Bamako. « J’ai commencé avec une machine de broderie et une simple machine à coudre, affirme-t-elle. Maintenant,  j’en ai cinq avec autant de tailleurs. »

Pourtant, au début, la situation de Mariam n’était pas facile, trouver des clients étant une lutte à part entière. Mais aujourd’hui, elle pense même à diversifier son commerce. En plus de gérer l’atelier, elle vend aussi de la friperie, des prêts à porter (wax) cousus pour adultes et enfants.

« Il n’y a pas de sots métiers…. »

« Le fait que j’ai décidé de me lancer dans ce domaine ne veut pas dire que j’ai renoncé à ce que j’ai appris à l’école », précise-t-elle. Mais face au chômage, il fallait de quoi subvenir aux besoins. Car pour elle, « il n’y a pas de sot métier. »  Au contraire, souligne-t-elle : «  mes études me permettent de pouvoir mieux gérer mon atelier. Je continue à déposer mes dossiers partout pour trouver aussi du travail dans le domaine de ma formation. »

Cela pourrait l’aider, selon elle, à développer davantage son business et extirper d’autres jeunes du chômage. Dans l’âme, Mariam accorde aussi une importance capitale à l’autonomisation de la femme.  « Les femmes doivent évoluer dans tous les domaines.  Il ne faut plus s’asseoir ni croiser les bras et attendre à ce qu’on te donne du travail.  Il faut oser », conclut Mariam.

Hadjiratou Maïga

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