Accueil Bamako au rythme du Niger Sur le Niger Pont Fahd : psychose des piétons à l’heure de pointe

Pont Fahd : psychose des piétons à l’heure de pointe

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Hadjiratou Maïga

Klaxons des motocyclistes, garde-fou cassé par endroits, bruit des moteurs… Aux heures de pointe, la traversée du pont Fahd est un véritable calvaire pour les piétons.

Il est neuf heures à Bamako. C’est effervescence sur le pont Fahd. Tout le monde tente de rejoindre le centre-ville. De nombreux embouteillages se créent. Une aubaine pour les motocyclistes qui, tentant de se frayer un chemin, envahissent les deux passages  piétons. Et forcent le passage avec des klaxons incessants. Au rythme de « aye boy, aye sira bila », traduisez en bambara « poussez-vous, laissez-nous le chemin ».

Dérangés, certains passant s’affolent, mais s’arrêtent de tout de même pour laisser passer les deux roues. Avant de continuer leur route, la peur au ventre. Un piéton s’improvise en conseiller routier et prie les autres piétonniers de s’approcher de gardes-fous, car les motocyclistes empiètent leur voie.

Traverser Fahd, un exercice périlleux

Le pont Fahd, comme le Martyr, est doté d’un passage pour les piétons. C’est pourquoi des vendeurs ambulants, des travailleurs et des étudiants démunis l’empruntent. Famoussa Traoré de la Faculté des sciences économiques et de gestion (FSEG) raconte : « Par faute de moyens, je suis obligé de passer par ici, à pieds, pour aller suivre mes cours à la rive droite ». Un exercice devenu périlleux alors qu’une vingtaine de minutes suffirait pour traverser le viaduc de 500 mètres.

Fahd est le deuxième pont de Bamako sur le fleuve Niger. Il est le plus fréquenté par les usagers.  « Je pense qu’il faut sensibiliser les motocyclistes pour qu’ils apprennent à respecter les piétons sur le pont et éviter ainsi à mettre la vie des autres en danger », conclut le jeune étudiant Famoussa Traoré.

 

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