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Certificat de nationalité : un adjudant chef brièvement convoqué à Bamako

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Accusé d’avoir vendu un document administratif au-delà des prix réglementaires, l’adjudant-chef, dont les images circulent sur la Toile, a été convoqué, samedi. Pour faute de preuves, il n’encourt aucune sanction. Cette publication est l’une des conséquences  de cette grève.

Tout est parti d’une publication sur Facebook. On y voit deux hommes, un porteur d’uniforme et un civil signant un document. Pas plus. Mais suffisant pour agiter la Toile depuis vendredi.

Il s’agit en fait d’un adjudant-chef et d’un homme habillé en civil. Ils sont accusés par des internautes de ‘’vendre’’ un certificat de nationalité au-delà du prix officiel, qui est de 750 francs. L’auteur de la publication a notamment écrit: ‘’Aujourd’hui vendredi 28 septembre 2018,  je me suis rendu au tribunal de la commune IV  pour me procurer d’un simple certificat de nationalité qui coûte normalement 750 francs mais les deux hommes (….) ont voulu m’arnaquer en disant que la signature est arrêtée que si je voulais avoir le certificat, je devrais payer 7500 francs’’ .

Depuis, l’adjudant-chef a été entendu par sa hiérarchie. Mais selon nos informations, il n’encourt une sanction,   »faute de preuves ». Dans ce même tribunal, un autre dit avoir ‘’reçu son certificat de nationalité sans aucun problème’’.

Pour plusieurs internautes, la grève illimitée des magistrats favorisent cette situation. ‘’ J’avais besoin d’un certificat de nationalité pour compléter mon dossier. Je me suis rendue au tribunal de la commune VI. On m’a demandé de payer 3000 francs ’’, témoigne Aissata Boucom, chargée de communication de la fédération nationale des collectifs et organisations féminines du Mali.

Depuis plusieurs semaines, les magistrats maliens se battent contre le gouvernement sur deux dossiers: le droit à obtenir un bon salaire et celui de siéger en toute sécurité. Selon Hady Macky Sall, le président du syndicat libre de la magistrature (SYLIMA), les magistrats  » iront jusqu’au bout »  leur combat leur semble » légitime ».

 

 

 

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