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Crise du football malien : vent debout contre la prorogation du mandat du Conor

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Pierre-Yves Beaudouin / Wikimedia Commons

Le contentieux du football malien demeure. Les protagonistes exigent désormais le départ  du Conor, organe directeur de la Fédération malienne de football.

Le Comité de normalisation du football malien (Conor) se trouve sur la sellette. Mis en place le 10 janvier par la Fifa, l’organe peine à exécuter totalement sa feuille de route. Parallèlement, dirigeants, supporters, footballeurs, voire le ministère des Sports… Tous les acteurs s’impatientent. Ils exigent la tenue de l’élection d’un nouveau comité exécutif et accusent le Conor de vouloir s’éterniser aux affaires.

« Ses membres perçoivent des émoluments importants. Ils se plaisent seuls dans cette situation », s’emporte Ichaka Diakité, premier vice-président de l’Union sportive de Bougouni. Réunis au sein d’un collectif,  les supporters de 13 clubs de première division ainsi que l’Association des joueurs en activité affichent aussi leur indignation. « Des manœuvres sont en marche pour proroger le mandat du Conor. Mais au-delà du 31 octobre, nous ne reconnaitrons plus cet organe à la tête de notre football », prévient  le premier vice-président du groupement, Ousmane Diakité dit « Maraka ».

Le gouvernement s’en mêle

C’est en effet à cette date qu’expire le mandat du Conor. « Le gouvernement malien voudrait que le Conor organise l’élection d’un nouveau comité exécutif d’ici la fin du mois. Le Premier ministre [Soumeylou Boubeye Maïga] a déjà donné des instructions fermes à sa présidente, Daou Fatoumata Guindo », révèle une source gouvernementale.

Mais pour la patronne du football malien il y a des préalables : « La relecture des textes et l’audit judiciaire » des fonds alloués par la FIFA. Deux missions importantes qui doivent être achevées avant l’organisation de l’élection d’un nouveau comité exécutif, selon elle.

Nous réclamons  l’exécution de la première décision du TAS. »

Le Conor hérite également d’un dossier qui lui est antérieur. Il s’agit du procès au niveau du Tribunal arbitral du sport (TAS) face au Collectif des ligues et clubs majoritaire (CLCM). Ce regroupement a relancé sa procédure  judiciaire, enclenchée en 2016, contre l’ancien comité exécutif que dirigeait Boubacar Baba Diarra.

Une nouvelle audience a eu lieu le 27 septembre, à Lausanne. Et le verdict est attendu avant fin octobre. La partie plaignante demande l’application stricte de la sentence rendue en octobre 2016 par la plus haute juridiction du sport. Celle-ci avait ordonné l’ancien comité exécutif à organiser une assemblée avec le quorum constitué des membres présents lors des assises du 10 janvier 2015.

« Nous réclamons  l’exécution de la première décision du TAS dont l’ancien comité exécutif n’a pas tenu compte. Un nouveau verdict de la juridiction suisse, imposable à tous, réglera pour de bon le problème d’identification des délégués légitimes. Les membres votants lors de l’Assemblée générale seront ainsi déterminés », conclut Yeli Sissoko, l’un des membres du CLCM.

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