Accueil 1er Mai 2018 Mali : désillusion des libraires à la rentrée scolaire

Mali : désillusion des libraires à la rentrée scolaire

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Librairie Maliba

Quelques jours après la rentrée des classes, l’affluence au niveau de certaines librairies de la capitale malienne reste faible. Les libraires,  qui  ont attendu ce rendez-vous annuel, semblent désormais déçus de leurs maigres revenus.

A Bamako Coura, près de l’assurance Subugnuma, Abdoulaye Issourou gère la librairie PACOMA depuis 2014. Il avait misé depuis la fin des vacances sur cette période de la rentrée des classes pour écouler le maximum de produits. Mais ses attentes se sont refroidies dès le début de cette semaine. « L’année passée, c’était  mieux. Cette année, on a l’impression que rien ne bouge dans le pays », déplore-t-il, résigné.

Faible affluence

Le même constat de la mévente est partagé par Mohamed Camrara, libraire au marché Dibidani. « Depuis la rentrée, je vends à peu près chaque jour  20 000 francs CFA », assure-t-il, regrettant le peu d’intérêt des parents d’élèves pour les  livres.  Sur ses étagères, une variété de documents issus des maisons d’éditions différentes comme Jamana, Flamboyant, EDICEF, ou encore Horizons d’Afrique. « Les prix varient en fonction des classes. 500 FCFA pour un livre de mathématiques de première année,  et 1 500 pour celui de la sixième année », explique Mohamed Camara.

Un marché garni

A quelques enjambées de lui, se dresse “le Carrefour’’. Une autre librairie plus fournie que les autres. C’est le rare endroit où des clients se bousculent. On y trouve des livres édités aussi bien au Mali qu’ailleurs, comme le Topchrono venu de la Côte D’Ivoire. Baba Dembelé, enseignant et parent d’élève a dépensé sur place 5 000 FCFA dans des fournitures. Selon lui, « tout parent qui se soucie de la réussite de son enfant doit s’acquitter des matériels nécessaires. »

Si ces différentes librairies se concentrent sur la vente des libres et cahiers, le gérant de  Maliba, lui, n’exerce ce métier qu’occasionnellement. A part quelques livres poussiéreux, tout le reste est composé d’articles divers comme la plomberie. Le manque à gagner l’a contraint à faire ce choix. « C’est pendant la rentrée seulement que je vends ces fournitures scolaires », affirme-t-il, avant d’entamer une conversation avec un client.

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