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A Bamako, les derniers cybercafés tentent de survivre

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Pour avoir une connexion internet, ils étaient incontournables dans la capitale malienne. Mais face à une évolution fulgurante du nombre d’abonnés mobiles, les cybercafés sont aujourd’hui dans l’impasse.

 « Nous n’avons plus de clients depuis l’arrivée de la 3G sur les téléphones mobiles », déplore Abdoulaye Djiré, assis dans son cyber à Bolibana.  Ici, sur les sept ordinateurs, seulement trois ont une connection internet pour accueillir « moins de 10 clients par semaine.» La mine serrée, il montre du doigt trois cartons au fond de la pièce, couverts contre la poussière. « Ils ne marchent plus », affirme-t-il.

Pourtant, la vie d’Abdoulaye et de son cyber a connu des jours meilleurs. Il y a trois ou quatre ans, des jeunes bamakois faisaient le rang devant son modeste cyber café. « C’est l’inconvénient de l’évolution technologique », se rend-il compte. Pour s’en sortir, il est obligé de tourner ses activités vers la reluire des brochures ou encore la photocopie.

La faute à une explosion du nombre d’abonnés mobiles dans le pays. En 2016, plus de onze millions de Maliens avaient la puce 3G de la société Orange Mali, principal opérateur du pays. Sur ce nombre, plus de quatre millions se connectent régulièrement à internet, selon les données de la société.

Aussi, le système des clés de connexion 3G+ développé par (Orange et Malitel) a davantage étouffé les détenteurs des cybercafés. Sans Smartphone, elles permettent à des milliers d’utilisateurs de se connecter n’importe où et quand.

Dans la capitale malienne, rares sont les cybercafés qui arrivent à joindre les deux bouts. Issa Coulibaly, lui, a complètement transformé le sien en service de transfert d’argent. L’internet lui coûte plus de 30 000 FCFA par mois et les clients étaient devenus rares. La plaque d’indication est presque masquée par  celle de « orange money » et « wari », système de tranfert d’argent par téléphone. « J’ai décidé d’évoluer dans d’autres activités, mais à côté je fais des photocopies » explique-t-il.

Moussa Fané

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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