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Mali: 4 garçons abusent d’une fille

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Du 03 au 04 février la vidéo d’une fille abusée par 4 jeunes laisse les internautes hors de leur imagination. Jusqu’aujourd’hui le 06 février, les réactions continuent sur la toile.

Publications de vidéos, partages, captures d’écrans, injures avec des commentaires étaient l’actualité sur la toile le week-end dernier. Un viol collectif, dans une chambre, des murs peints en bleu, quatre jeunes hommes abusent d’une jeune fille dans une vidéo d’une durée de 2 minutes et demi.

Paru sur les réseaux sociaux le samedi 03 février, la vidéo au single du chanteur malien Soumaila Kanouté alias Soumissi montre totalement le visage des violeurs et la victime. Tous de teints noirs, la jeune fille porte un tee-shirt violet. Les quatre jeunes hommes sont toutes d’une génération de « je m’en fou ». Ils  portaient des pantalons où leurs caleçons  étaient aperçus avec des tee-shirts différents.

Tous débout sur la fille, ils se donnent tour à tour sur la fille aux mains et pieds sans défense. Des gifles et des injures étaient proférés à sa mère. Elle pleure et les supplie tout au long de l’acte. Deux des quatre tiennent ses mains et ses pieds, la troisième personne monte sur la fille et le quatrième filme l’acte. Cependant  le jeune homme en tee-shirt rouge est le plus visible sur la vidéo. En outre, les internautes sont convaincus que l’acte s’est déroulé au Mali.

Des pubs ont bombardés la toile le week-end dernier. Parmi eux, on peut compter l’internaute Fatoumata Yaranangoré avec des captures d’écrans des violeurs et  une vidéo d’analyse sur la page Facebook de « Acitviste TV ».

La jeune dame Fatoumata  condamne fermement l’acte de ces individus.

Par ailleurs, Activiste TV est aller plus loin en donnant une analyse de ce viol collectif sur sa page Facebook.

En outre, il est à noter que cet acte pervers envers les jeunes femmes est souvent les noyaux des grossesses non désirées, des cicatrices psychologiques, de non attirance sexuelle des filles. Sur ce point, il urge d’interpeller la police et la gendarmerie nationale afin que ces violeurs soient punis par la loi.

 Hadjiratou Maïga              

Présidentielle de 2018: les « régions non opérationnelles » voteront pour un candidat

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Marche du Cernop à Bamako en novembre 2017. Gabriel Tiénou/CC

Koutiala, Bougouni, San, Nioro du Sahel, Dioïla, Nara, Bandiagara, Douentza et Kita, appelées « les régions non opérationnelles » promettent la victoire au candidat prêt à nommer leurs gouverneurs s’il venait  à être élu. 

La position géographique des différentes régions

L’appel d’offre est lancé. Le Collectif des régions non opérationnelles (Cernop) est à la recherche d’un candidat prêt à rendre opérationnel les neuf régions créées en mars 2012. selon le président du collectif, Mamba Coulibaly, les populations des différentes localités sont mobilisées et voteront le candidat qui sera désigné. Pour lui, « les neuf régions constituent plus de 50% des électeurs du Mali ».

En entendant, le Collectif des régions non opérationnelles s’organise pour boycotter les élections locales et régionales d’Avril. Il dénonce la mauvaise volonté du régime actuel d’appliquer la loi, surtout après les promesses du ministre de l’ Administration territoriale devant l’Assemblée nation, le 26 octobre 2017, de nommer trois gouverneurs avant le 31 décembre.

Poids démographique des régions non opérationnelles. C’est les données du 4e Recensement général de la population et de l’habitat du Mali (RGHP) de l’Institut national de la statique de 2009. Les données ont été rendues publique en 2011.

Braquage d’un bureau de change en face des Halles de Bamako : Un employé tué, plusieurs millions emportés

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Quatre hommes armés ont dévalisé au soir du mercredi 31 janvier un bureau de change situé en face du marché ‘’les Halles Félix Houphouët Boigny de Sogoniko. Les malfrats ont également tué un des employés qui a crié au secours.

21heures passées, mercredi 31 janvier. Embouteillage monstre devant les Halles Félix Houphouët Boigny de Sogoniko en commune VI du district de Bamako. Plusieurs unités de police et de gendarmerie sont présentes. Un bureau de change situé en face de ce marché vient d’être braqué par quatre hommes armés.  A environ 30 mètres de là, du sang couvert par le sable. A côté : un panneau publicitaire est transpercé par la balle.  Un des employés du bureau de change a été fusillé. Le trentenaire surnommé Blondy était sorti des locaux en courant pour appeler à l’aide. Sur les lieux la police dégage la foule de curieux pour commencer ces enquêtes. A l’intérieur du bureau de change braqué, visage décharné, silhouette frêle, Abdoul Salam Sawadogo, le propriétaire des lieux est sous le choc. Assis sur le canapé, entouré de ses amis,  cigarette entre les doigts, il fume comme une locomotive.

« Ils étaient quatre. Ils sont arrivés en deux motos ‘’Sanili’’ vers 19heures 30. Nous étions assis dehors. Ils nous ont demandé de les suivre à l’intérieur du bureau. Puisqu’ils avaient des kalachnikovs et étaient habillés en uniforme militaire, on croyait que c’étaient des éléments des forces de sécurité. Mais on ne comprenait rien » raconte-t-il.

« Quand nous sommes entrés à  l’intérieur du bureau trois des hommes ont braqué leurs armés sur nous. Et le quatrième a commencé à fouiller dans nos caisses. Un de mes collaborateurs a alors demandé qu’est-ce qu’il y a ? Un des gars a répondu : c’est les bandits » précise Abdoul Salam Sawadogo. Selon lui, les braqueurs sont des gens de peau claire et parlaient un français approximatif. « Ils étaient cagoulés et portaient des rangers. En plus des kalachnikovs, ils avaient des pistolets automatiques et des matraques aux ceinturons » ajoute la victime, le regard perdu.

« Blondy était assis  près de la sortie. Il a  claqué la porte en toute vitesse et crié au secours. A moins de 30 mètres, il est froidement abattu. L’homme a tiré plusieurs fois. Mais avec un sang froid. Ils ont l’air d’être des professionnels » affirme Adoul Salam. Le crépitement de l’arme crée la panique dans les alentours, et en quelques minutes la zone se  vide de son monde.   « Ils ont pris tout leur temps, environ une trentaine de minutes, pour mener l’opération. Après on pouvait les voir partir tranquillement sur leurs motos, les phares éteintes. La voie était totalement libre» précise un autre témoin. Pourtant l’endroit où le braquage s’est déroulé est situé à quelques mètres du domicile du chef d’Etat major général des Armées, du patron de la SE (Sécurité d’Etat),  des commissariats de police du 10ème arrondissement et du 7ème arrondissement.

Abdoul Salam Sawadogo n’a pas souvenir du montant exact emporté, mais il l’estime  à des dizaines de millions de francs CFA.

Rappel : le même bureau de change a été braqué en juillet 2015. Triste !

Avec Le Tjikan

Présidentielle 2018 au Mali : la CMA exige le retour effectif des réfugiés

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Officiellement, les Maliens seront convoqués aux urnes en juillet pour désigner le candidat de leur choix à la tête du pays. Avant la date du scrutin, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) exige le retour effectif des réfugiés.

« Le retour des réfugiés est une condition sine qua non à la tenue de l’élection présidentielle de 2018. » Almou Ag Mahmoud, porte-parole de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), un des groupes armés signataires de l’accord pour la paix, soutient savoir que c’est une exigence de l’Accord et accuse le gouvernement de ne pas fournir suffisamment d’efforts sur ce plan.

« Nous sommes dans un processus de paix et de réconciliation. Si l’élection présidentielle se tient sans les réfugiés, ils vont se sentir exclus. C’est une situation à éviter », prévient Almou Ag Mahmoud.

Fahad Ag Mahmoud, un des responsables du Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia), aussi signataire de l’accord de paix, ne partage pas cet avis.  « En 2013, le scrutin présidentiel a bien eu lieu sans les réfugiés. Pourquoi pas en 2018 ? » interroge-t-il.

D’après les derniers chiffres fournis par le ministère de l’Action humanitaire et de la solidarité,  133 018 réfugiés vivent au  Niger, au Burkina Faso et en Mauritanie. Et selon la même source, 61 504 réfugiés ont été rapatriés  à la date du 31 octobre 2017.

En 2013, le gouvernement a pu organiser l’élection présidentielle dans certains camps de réfugiés hors du pays.

 

 

 

 

Bienvenue et chaud devant !

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Attachez vos ceintures, 2018 annonce un atterrissage pas brusque mais mouvementé et même très mouvementé. Mouvementé pour la jeune démocratie malienne mise à rude épreuve par un défi sécuritaire et un état d’impréparation.

Cependant, « le roi de Sébénicoro » veut ce rendez-vous quinquennal et historique, une fête de la démocratie. A moins de six mois de sa tenue, le président de la République persiste et signe que cette joute électorale se tiendra « à date ». Quiconque entravera la bonne marche du processus, connaitra le courroux du chef, promet-il.

Fierté Malinké

Dans toutes ses sorties médiatiques en début d’année, Ibrahim Boubacar Keïta a réitéré cet engagement à tenir ce rendez-vous, advienne que pourra. Seulement, pour respecter sa promesse, les menaces brandies ne suffisent. Il va lui falloir plus que sa détermination de Malinké ou sa fierté de digne descendant de Soundjata Keïta. Un adage rodé du terroir rapporte : « Quand on soupe avec la diable, il ne suffit pas d’avoir une cuillère aussi longue que la sienne. »

Impérativement, le président de la République doit tout d’abord prendre à bras le corps l’épineuse question de l’insécurité dans le nord et le centre du pays. Il devra ensuite prendre langue avec les principaux acteurs de l’Accord pour paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger. Obtenir aussi le quitus de la communauté internationale qui tient la clé de la bourse. Enfin, IBK doit mettre la machine électorale en marche, en s’assurant de l’assainissement du fichier électoral en faisant la lumière sur l’affaire des 900 000 cartes NINA qui aurait disparues en 2013. Sur ce dernier point, l’opposition l’attend de pied ferme. Malgré qu’elle soit sceptique sur la tenue de l’élection.

En attendant, les potentiels candidats sillonnent le pays pour vanter leurs hauts faits. Il y a une promesse de belles empoignades en perspective. Même si le prince du jour ne s’est pas encore déclaré, ses intentions laissent à interprétations.

Comme il reconnait lui-même qu’il « dormai[t] » durant ces 4 dernières années et qu’il vient de se réveiller pour mettre toute la République au pas, les six petits mois de la fin de son quinquennat promettent d’être mouvementés. Alors chaud devant !

Présidentielle 2018 au Mali : déjà 263 000 nouveaux majeurs inscrits et confirmés

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Après les travaux d’enrôlement effectués du 1er novembre au 15 décembre, le Centre national de traitement des données de l’état civil est à la tâche pour l’inscription des nouveaux majeurs sur le fichier électoral.

 Quelque 486 000 jeunes ont l’âge de voter en 2018. A la suite des demandes récurrentes des partis politiques de l’opposition et conformément à l’article 27 de la Constitution du 25 février 1992, le gouvernement a décidé de les inscrire  sur le fichier électoral. Une opération spéciale d’enrôlement a été lancée le 1er novembre 2017.

« Il s’agit des jeunes enregistrés pendant le Recensement à vocation d’état civil (Ravec) en 2009, sans leurs données biométriques parce qu’ils n’avaient pas encore atteint les 15 ans révolus », indique Mory Cissé, directeur national adjoint de l’Etat civil, la structure en charge de l’enrôlement.

Le traitement des données des enrôlés est actuellement en cours au niveau du Centre national de traitement des données de l’état civil. « Les données des valises déjà recueillies par les techniciens correspondent à 263 000 jeunes. Le traitement des autres valises est en cours », revèle Mory Cissé.

Malgré les campagnes de sensibilisation, il a regretté la faible mobilisation des nouveaux majeurs. Pour rappel, le fichier électoral biométrique du Mali compte 6 829 696 électeurs, dont 3 422 140 femmes (soit 50,1%), selon le rapport final de la Mission d’observation électorale de l’Union européenne pour l’élection présidentielle de 2013.

Présidentielle 2018 au Mali : la candidature unique de l’opposition est-elle possible ?

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L’opposition élabore un programme politique commun pour barrer la route au président sortant à l’élection présidentielle 2018. Mais sur la candidature unique au premier tour, rien n’est encore précis.

A six mois de l’élection présidentielle au Mali, les partis de l’opposition veulent y aller en rang serré. Ils dénoncent la mauvaise gestion du président Ibrahim Boubacar Keïta et prônent l’alternance, notamment grâce à une candidature unique.

Mais aux dires de Nouhoum Togo, un des responsables du Parti pour le développement économique et la solidarité (PDES), cette candidature unique est encore un rêve difficile à réaliser. Et pour cause ? « Chaque parti à son programme et sa vision pour le Mali », dit-il.

A l’en croire, l’opposition est toutefois en train d’élaborer un programme politique commun pour travailler ensemble. « C’est une opposition qui semble avoir tiré les leçons du passé », estime Nouhoum Togo.

L’opposition compte 30 partis politiques. Pour l’heure, ils sont quelques-uns seulement – le PDES, l’ADP-Maliba, l’URD, le PRVM Faso ko, le PARENA entre autres – à se rencontrer pour l’élaboration dudit programme commun.

Chaque formation aura son candidat au premier tour et s’il y a un second tour, les autres soutiendront le candidat de l’opposition qui passe au second tour. C’est l’option partagée par les leaders de l’opposition.

Dans l’histoire du Mali, les présidents sortant candidats à leur propre succession ont toujours remporté les élections présidentielles organisées depuis 2012. Celle de 2018 dérogera t-elle à cette règle ?

Présidentielle 2018 au Mali : faudra-t-il compter avec les activistes ?

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En principe, l’élection présidentielle aura lieu au mois de juillet au Mali. Et les activistes ne comptent pas restés en marge de ce grand rendez-vous.

Marches, meetings, animations radiophoniques, communication sur les réseaux sociaux… Les mouvements citoyens « On a tout compris Waati Sera », « Jeunes chômeurs du Mali » ou « Collectif pour la défense de la République » ( C.D.R) s’expriment sur tous les terrains. Leurs activités drainent des foules, mais aussi de l’adhésion populaire.

Réunis au sein d’une plateforme « An Té A Bana », ils sont parvenus à obtenir du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, le retrait de son projet de révision constitutionnelle, en 2017.

La même année, ils s’étaient mobilisés en faveur de la grève des agents de la santé.

Bientôt un activiste candidat à la présidentielle ?

Mais le mouvement  « On a tout compris Waati Sera » ne compte pas pour autant jouer un rôle politique dans la bataille électorale à venir. « Aucun de nos membres n’a l’intention de se présenter à l’élection présidentielle ou soutenir un candidat », assure Mohamed Maiga, l’un des porte-paroles.

Une démarche bien différente de celle du CDR (Collectif pour la Défense de la République). De l’avis de son secrétaire administratif, Boubacar Yalkoué, le collectif a déjà procédé à l’organisation de campagnes de sensibilisation et d’information pour lutter contre l’abstention.

« Nous avons demandé à tous les comités du CDR de nous proposer un avant projet de société, poursuit le militant. Nous prévoyons d’organiser un congrès en mars au cours duquel nous adopterons une position sur l’élection présidentielle. »

En clair, le CDR envisage de soutenir un candidat en fonction des critères qui seront déterminés lors de ce congrès annoncé.

Pour la présidentielle prévue en juillet, il faudra compter avec ces activistes. Certains ne manqueront pas d’être approchés par des candidats. « Ils ont un poids conséquent: ils sont capables de remplir les salles, de faire des cortèges pour les partis politiques », résume le jeune défenseur des droits de l’homme, M’Bara Adiawiakoye.

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