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Journée mondiale du livre : l’urgence d’encourager la lecture chez les plus jeunes

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Ce  jeudi 10 mai, la bibliothèque nationale sise à Hamdallaye ACI que le  Mali, à l’instar des autres pays, a célébré la journée mondiale du Livre. Dans le pays, selon plusieurs sources, la lecture du livre diminue chaque jour. Comment cela s’explique-t-il ? Que faut-il faire pour cultiver la lecture chez les jeunes ? L’écrivain Ali Ould Sidi, auteur de plusieurs livres,  donne des pistes de solutions.

Selon l’écrivain Ali Ould Sidi, au Mali, les gens lisent de moins en moins. D’où l’urgence de  sensibiliser notamment les étudiants pour les inciter à obtenir la culture de la lecture. Car, estime-t-il, la lecture peut contribuer à soigner les maux de la société, à mieux la comprendre et la faire avancer.

Pour ce faire, M. Ould Sidi propose d’intégrer la lecture dans les programmes scolaires et faire déplacer les bibliothèques vers les lecteurs. Il prend l’exemple sur un programme  du ministère malien de la culture qui consiste à distribuer  des livres dans les trains ou dans les différents moyens de transport en commun.  « Il ne faut surtout pas négliger les concours de lecture et les cafés littéraires. Ils sont un maillon essentiel pour inciter les citoyens à lire », conclut-il.

Hadjiratou Maïga

Portrait : Sylla Mariam Cissé, du diplôme de comptabilité à la couture

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Au départ, elle a suivi des cours de comptabilité où elle a obtenu un Brevet de technicien (BT2). Plus tard, face au fléau du chômage, Sylla Mariam Cissé décide de se donner du travail : elle ouvre notamment un atelier de couture où elle emploie aujourd’hui au moins cinq personnes. 

Des va-et-vient interminables. Ce matin, Mariam semble être bien occupée. Elle passe près de chaque employé pour donner des consignes. « C’est mon quotidien depuis sept ans », sourit-elle. Sept ans, c’est exactement les années où Mariam a décidé de ranger son diplôme dans les tiroirs pour devenir sa propre patronne. Auparavant, elle avait suivi des études en comptabilité dans une école de la capitale.

« Mon activité ne manque surtout pas de clients en ce moment », indique Mariam lâchant un ouf de soulagement pendant qu’elle prend place dans une chaise, devant son atelier. L’atelier de couture est installé au bord de la route, sur la voie qui mène à l’aéroport de Bamako. « J’ai commencé avec une machine de broderie et une simple machine à coudre, affirme-t-elle. Maintenant,  j’en ai cinq avec autant de tailleurs. »

Pourtant, au début, la situation de Mariam n’était pas facile, trouver des clients étant une lutte à part entière. Mais aujourd’hui, elle pense même à diversifier son commerce. En plus de gérer l’atelier, elle vend aussi de la friperie, des prêts à porter (wax) cousus pour adultes et enfants.

« Il n’y a pas de sots métiers…. »

« Le fait que j’ai décidé de me lancer dans ce domaine ne veut pas dire que j’ai renoncé à ce que j’ai appris à l’école », précise-t-elle. Mais face au chômage, il fallait de quoi subvenir aux besoins. Car pour elle, « il n’y a pas de sot métier. »  Au contraire, souligne-t-elle : «  mes études me permettent de pouvoir mieux gérer mon atelier. Je continue à déposer mes dossiers partout pour trouver aussi du travail dans le domaine de ma formation. »

Cela pourrait l’aider, selon elle, à développer davantage son business et extirper d’autres jeunes du chômage. Dans l’âme, Mariam accorde aussi une importance capitale à l’autonomisation de la femme.  « Les femmes doivent évoluer dans tous les domaines.  Il ne faut plus s’asseoir ni croiser les bras et attendre à ce qu’on te donne du travail.  Il faut oser », conclut Mariam.

Hadjiratou Maïga

Chaka Coulibaly : un savant de la forge

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Chaka Coulibaly est fabricant de marmites depuis 1991. En plein cœur du marché de Bankoni où se trouve son lieu de travail, il peut fabriquer jusqu’à une vingtaine de marmites par jour, en fonction des commandes des clients. Mais actuellement, le marché est très lent. L’accès à l’aluminium et à la boue, éléments indispensables dans son travail, devient de plus en plus difficile.

Mariam Diabaté

Nouveau cas de viol à Bamako : elle brise le silence

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Un nouveau cas de viol a eu lieu dans la nuit du dimanche dans un quartier populaire de Bamako. Une fille de 17 ans a été victime de viol dans un une maison calme et abandonnée. Discriminée au sein de sa famille, la victime réclame justice.

Visage crispé, silencieuse et à tête baissée. Nathalie (nous avons modifié son prénom, NDLR) a de la peine pour parler. le regard fuyant, elle aborde le sujet avec une grande réticence. Mais surtout avec beaucoup d’inquiétudes. « J’ai peur de me faire indexer par mon entourage », affirme-t-elle, la tête toujours baissée. « J’ai peur que mes amis sachent que j’ai été de violée », insiste-t-elle.

De longues secondes de silence. Puis elle parvient à lâcher quelques mots: « Il était 2h du matin. Je quittais chez une cousine… » Des larmes le long du visage l’interrompent. Dans les faits, selon son entourage, Nathalie quittait effectivement chez Yagare, sa cousine. Son bourreau l’a suivie de près, jusqu’à un endroit sombre et calme. Les choses vont ensuite s’accélérer: « il a avait un couteau et m’a menacé de me poignarder. Il m’a forcé à le suivre dans un bâtiment inhabité », raconte Nathalie, incapable de retenir ses larmesSes cris de détresse ne la sauveront pas: sous la menace d’un couteau, elle se fait violer et se fait retirer son téléphone.

Cinq jours après, Nathalie se sent seule. Même dans sa famille, elle se retrouve souvent isolée dans un coin de la maison. Elle ne bénéficie d’aucune assistance psychologique. « Au sein même de sa famille, on pense qu’elle l’a bien cherché. On pense qu’elle n’avait aucune raison d’être dehors à 2h du matin« , affirme sa cousine. Depuis les moments des faits « c’est elle qui me suis et me console ».

Pour le moment, Nathalie, avec le soutien de sa cousine, a juste eu droits à quelques analyses médicales. Les résultats ne sont pas encore disponibles. Mais un poids beaucoup plus lourd pèse sur ses épaules: le poids social. « Quel homme va accepter de m’épouser après cet acte», s’interroge-t-elle.

Mohamed Salaha

Baba Dakono, chercheur : à Ménaka, « il est difficile de pointer du doigt une communauté »

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La situation sécuritaire s’exacerbe à Ménaka. Depuis avril, plus d’une centaine de personnes ont été tuées dans de violences intercommunautaires. Le  mouvement pour le Salut de l’Azawad (MSA), majoritairement daoussahak, qui mène des opérations avec Barkhane et l’armée malienne, est accusé d’exactions contre les peuls. Ces derniers auraient aussi réagi en représailles. Dans les faits, les deux communautés partagent de lourds passés conflictuels.  La dimension de la crise a poussé le Premier ministre, Soumeylou Boubeye Maiga à se rendre, le mardi 9 mai, dans la localité pour apaiser les tensions.

Pour Baba Dakono,  chercheur à l’Institut d’études et de sécurité (ISS), « il est difficile de pointer du doigt une communauté. « On va dire qu’il y’a un conflit dans la région de Ménaka dans lequel est intégré de nombreuses communautés et qui se passe autour d’enjeux géostratégiques mais aussi de rivalités intercommunautaire  et intracommunautaire autour des ressources très limitées dans la localité ». La circulation  massive d’armes et  l’existence  d’autres phénomènes sécuritaires dans la région  ont fini par exacerber un conflit latent depuis quelques  années.

«  La visite du Premier ministre permettra, selon lui,  à court terme d’apporter de l’accalmie. « Elle rentrerait plus dans le cadre de la possibilité du gouvernement d’organiser l’élection présidentielle du 29 juillet que de pouvoir à long terme apporter des solutions à la crise sécuritaire dans la région de Ménaka », a analysé le chercheur. Seule la présence d’un « Etat utile » pourra apporter la paix dans la région, soutient-il.  

Abdrahamane Sissoko

 

Football : Mamadou Diarra, un aiglon tombé du nid

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Au Mali, le championnat national de football est à l’arrêt depuis  2017. Mais la crise n’empêche pas Mamadou Diarra, milieu de terrain d’un club local, de s’entrainer quotidiennement. Il rêve de rejoindre l’Europe.

« J’ai toujours rêvé de jouer au foot. Je jouais avec mes camarades dans mon quartier, à Daoudabougou ». A 18  ans, Mamadou Diarra a déjà cinq ans de carrière chez les Onze Créateurs de Niarela, club du championnat national cadet. Ce mercredi, comme tous les matins, il vient  s’entraîner pour « garder la forme.« 

Dans le pays, une crise secoue le football depuis janvier 2015. Aujourd’hui, les championnats nationaux sont tous suspendus. Cette situation met le jeune milieu de terrain hors de lui  : « Certains abandonnent  les études au profit du football. S’il  y a un arrêt du championnat, cela élève le taux de chômage’’, déplore-t-il.

Au sein de son équipe, Mamadou fait l’unanimité. « Il est bourré de talents », glisse son entraîneur Mohamed Tabouré. Polyvalent, le jeune joueur, qui a obtenu sa licence en 2015, a comme idole Mahamadou Diarra « Djlla », ancien milieu du Réal Madrid et capitaine des Aigles du Mali.

Pour permettre au ballon de rouler sur les pelouses maliennes, un comité de normalisation est en place depuis le 10 janvier 2018. Selon sa présidente N’Daou Fatoumata Guindo , les compétitions  nationales pourront bientôt reprendre. En attendant, Mamadou et ses coéquipiers poursuivent leur petit bonhomme de chemin et rêvent de rejoindre l’Europe, où « se joue le bon foot ». Rêve que la « créativité » et la « très bonne vision de jeu » de Mamadou peuvent lui permettre de réaliser.

Arouna Sissoko

Mali : une jeune slameuse sentinelle contre les violences faites aux femmes

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Aminata Bambi Konaté surnommée Wesh, jeune slameuse met à profit son art, pour dire stop à la violence basée sur le genre au Mali.

Chemise rayée glissée sur un jean gris foncé, baskets noirs, physique un peu masculin, regard timide,  à 19 ans Aminata Bambi Konaté est déjà une star montante au Mali. A l’Institut Universitaire de Gestion (IUG) où elle suit des cours en gestion des ressources humaines (GRH) en classe de 2ème année, Aminata ne passe jamais inaperçue.  Cependant si elle est brillante à l’école,  sa popularité est liée à autre chose : le slam. Aminata Bambi Konaté pratique cet art depuis 2016 quand elle était au Lycée. « Je me suis lancée dans le slam par hasard. L’association ‘’Jeuness’Art’’ a organisé un concours au sein de notre établissement, en 2015 j’étais encore en classe de 11ème. J’ai remporté le prix et tout est parti de là » se remémore-t-elle.   Hors de la classe ici tout le monde l’appelle Wesh, son nom d’artiste. Beaucoup de ses camarades l’ont déjà vue sur les écrans télés ou entendu sur les ondes des radios en train de faire des débats ou slamer. Loin d’avoir la grosse tête, Aminata Bambi Konaté, issue d’une famille modeste, reste concentrée sur ses études et sa carrière d’artiste. « Mon père se soucie beaucoup de mes études. Je me donne à fond à l’école pour progresser. Le slam va bien avec l’école parce que c’est un art éducatif. Et il nécessite beaucoup de réflexions et un bon niveau intellectuel» déclare-t-elle. Dans ses textes Wesh parle de ‘’tout et rien’’. Car pour elle l’art, c’est aussi de donner un sens aux sujets qui paraissent inintéressants aux yeux du public. Mais son combat à elle c’est de lutter contre les violences basées sur le genre au Mali : les mutilations génitales féminines, les viols, le mariage forcé entre autres. Pour elle, la femme ne doit pas être considérée comme « l’être faible » condamnée à subir le machisme.

« Au début c’était difficile, parce que le slam n’est pas assez connu au Mali. Maintenant les choses bougent, nous avons des cachets et nous tirons notre épingle du jeu» se réjouit-t-elle.

En juin prochain, Wesh doit partir en Haïti pour participer à un festival de slam et un projet devant promouvoir le « Slam féminin ».  L’initiative sera couronnée  par une tournée mondiale lors de laquelle Wesh défendra les couleurs du Mali.

Lassina NIANGALY

Mali : les déplacés peuls de Bamako s’inquiètent pour leur proches

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La recrudescence des violences au centre du Mali a atteint, ces derniers mois, une dimension inquiétante. Les violences intercommunautaires ont engendré des déplacements massifs des populations peules vers les grandes villes. 88 personnes ont trouvé refuge près de Bamako, il y a moins d’une semaine.

La « maison », à une dizaine de kilomètres de Bamako, est en sentier. Devant la porte, ce matin-là, des jeunes peuls prennent du thé. Pas assez d’ombre à l’intérieur pour « tout le monde. » Dans la cour, en fait, seulement deux bâches sont installées. Elles servent d’ombre pour les 88 déplacés. La plupart sont des enfants. Depuis six jours, c’est l’unique endroit qu’ils ont « pu trouver pour se mettre en sécurité » après les violences qui ont secoué le centre du Mali.

A l’angle de l’installation, certaines femmes sont couchées sur des nattes, fatiguées. Koumba Souleymane Barry, la cinquantaine, et le regard perdu se ressaisit et témoigne : « je me sens mal, je suis triste et mélancolique », lâche-t-elle, tremblante, la main sous le menton. « Les Donsos (chasseurs traditionnels) ont tué sept personnes qui conduisaient leurs animaux. Ils ont emporté aussi le bétail. Depuis lors, tous les peuls ont eu peur et ont commencé à quitter les villages pour les villes », renchérit t-elle avec la même émotion.

« On ne sait pas qu’est ce qui va leur arriver« 

Dans un coin de la cour, une vieille femme lave deux enfants. Près d’elle, une grosse marmite sur le feu pour nourrir les rescapés. Les enfants, insouciants, jouent dans la cour qui sert de refuge. Les grandes personnes, elles, ont encore des souvenirs « atroces ». Les esprits tournés vers leurs parents restés sur place. « Nous sommes venues avec des enfants dont les parents sont à Koro. On ne sait pas qu’est ce qui va leur arriver », se soucie Moussa Barry, les yeux lassés. Selon lui, ils ont été envahis par des gens habillés en Donso à Koro. « Ils ne détenaient pas les armes de Donsos que nous connaissions mais des armes de guerre », entonne-t-il.
Depuis leur arrivée, une chaîne de solidarité au sein de la communauté peule à Bamako a permis la livraison de vivres. Mais cela peine à masquer la douleur. Tabital Pulaaku, principale association peule du Mali, a aussi mobilisé des fonds.

Désarmer les milices…

Pourtant, les sonnettes d’alarmes d’un risque d’embrasement ont été tirées avant la catastrophe. La récente visite, dans cette zone, du premier ministre, Soumeylou Boubeye Maiga est une illustration du danger qui planait. Il avait ordonné dans la foulée, le désarmement de tous les détenteurs d’armes. Une injonction restée sans effet.
Pire, les responsables de l’association peule, Tabital Pullaku, indexent même le gouvernement dans le bourbier actuel.

Dans le centre du Mali, la présence des éléments du prêcheur radical Amadou Kouffa dans la région de Mopti et de Ségou a ravivé les antagonismes déjà existants entre les Peuls, éleveurs et les Dogons et Bambara cultivateurs. Des préjugés et amalgames pèsent le plus souvent sur des membres de la communauté peule, accusée d’être proche d’Amadou Kouffa.

Ag Ismaguel Acherif

Mali : Tiouta Traoré, l’unique femme arbitre de boxe

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Journaliste réalisateur de formation, c’est sur le ring que Tiouta Traoré a trouvé sa passion, il y a 20 ans.  La cinquantaine, elle est aujourd’hui la seule arbitre de boxe au Mali. Portrait d’une femme qui s’est fait une place dans un milieu jusque-là réservé exclusivement aux hommes.

Tiouta Traoré est native de Baraouéli (région de Ségou). Elle a commencé par l’arbitrage du football. C’est à partir de 1998 qu’elle a commencé à s’intéresser à l’arbitrage de la boxe amateur. Tiouta a arbitré des combats de boxes au Mali, en Guinée, au Sénégal, en Gambie, en Tunisie.

A l’issue du séminaire des officiels internationaux du ring de la boxe professionnelle tenu au Kenya du 18 au 21 avril 2018, Tiouta Traoré a obtenu le titre de juge-arbitre au niveau de l’Union africaine de boxe (ABU) et de World boxingconcil (et WBC).

Ce nouveau titre lui confère le droit d’officier des compétitions de haut niveau, les jeux olympiques. La toute nouvelle juge arbitre de boxe veut aujourd’hui mettre au service des jeunes ses deux décennies de carrière dans l’arbitrage. Et surtout promouvoir, selon elle, la boxe féminine. La journaliste réalisateur de formation est aujourd’hui aussi conseillère technique au ministère des Droits de l’homme.

La boxe féminine au Mali, une évolution difficile

De long chemin attend encore la boxe féminine au Mali. Le pays se retrouve aujourd’hui avec qu’une douzaine de boxeuse sur la centaine en activité, selon le premier vice-président de la Fédération malienne de boxe, Cheick Raoul Diakité.  Parmi elles, plus de trois tiers évoluent à Bamako.
Seulement cinq boxeuses maliennes ont participé à des combats de boxe nationaux et sous régionaux.  Fatoumata Sako est la seule qui a remporté un trophée  au niveau sous régional, il y a cela quatre ans.
Pour le premier vice-président de la Fédération malienne de la boxe, Cheik Raoul Diakité, leur combat aujourd’hui est de monter à la population que la boxe est un sport pour tous sans distinction de sexe. Mais aussi que c’est loin d’être ce sport violent qu’on présente toujours.

 

Présidentielle : Dioncounda Traoré jette l’éponge, l’Adema se cherche un candidat

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Dioncounda Traoré a décliné, lundi, la proposition de son parti, l’Adema/Pasj, pour être candidat à la présidentielle de juillet prochain. A moins de trois mois de l’échéance, la Ruche, parti historique du Mali, est au bord de l’implosion.

« Si j’accepte d’être candidat à l’élection présidentielle de 2018, j’ai trahi le Mali et mon parti », aurait affirmé l’ancien président aux membres de son parti. De quoi surprendre certains militants. Raisons invoquées, selon des responsables de son parti: la situation difficile du Mali qui nécessiterait l’élection d’un homme plus dynamique et son engagement à « ne jamais se présenter à un poste électif au Mali, après la transition de 2013. »
Mais derrière, c’est la survie de tout un parti qui s’en trouve menacée. A quelques mois de la présidentielle, il semblait être « le seul à pouvoir fédérer » les membres du parti. Ces derniers sont largement partagés entre la présentation d’un candidat et le soutien au président sortant. « Sur 52 sections 46 l’ont choisi. On ne s’attendait pas du tout à une telle décision de sa part » déclare, Modibo Traoré, secrétaire général de la sous-section du Quartier-Mali, en Commune V de Bamako.

Aujourd’hui, la division persiste au sein du parti de l’abeille. « C’est folklo, le temps ne nous permet pas de lancer un second appel à candidature. On réfléchit pour mettre en place une coalition avec d’autres partis» soutient Lazar Tembely, président des jeunes du parti. « Si des partis veulent rallier nos rangs d’accord, mais le candidat il sera obligatoirement de l’Adema/pasj », proteste de son côté M. Traoré.
Pour le moment, les sections devront donner le feu vert à nouveau au comité exécutif pour désigner un autre candidat consensuel, selon les responsables du parti. « Pour l’instant personne n’est favori. Nous sommes à la case de départ » glisse M. Traoré.
Lassina NIANGALY

Mali : Polémique autour de l’hygiène des matelas d’occasion importés

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Après les vêtements de friperie, les Maliens découvrent,de plus en plus, les matelas de seconde main. Cependant, leur hygiène fait débat.

« Matelas-casse ». C’est le nom local donné à ces matelas de seconde main qui inonde le marché bamakois. La plupart d’entre eux proviennent d’Europe. Mais à Bamako, des médecins mettent en garde. « Leur utilisation peut causer plusieurs infectionsdûes à des sécrétionsproduises par le premier propriétaire », indique un ancien cadre de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Sory Ibrahima COULIBALY

Un policier asperge un apprenti chauffeur de gaz poivre : La circulation totalement bloquée à la Tour de l’Afrique

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A Bamako, un policier a aspergé, lundi, un apprenti chauffeur de gaz poivre. Son acte a suscité la colère des chauffeurs des gros porteurs dans toute la ville. Ils ont immobilisé leurs engins près de la Tour de l’Afrique, appelant à des sanctions contre le policier.

Le long de l’avenue OUA, des camions sont stationnés à perte de vue. La circulation totalement bloquée. La colère monte: « nous faisons face aux policiers depuis hier à 22h. Ils ont aspergé du gaz un apprenti, dans les yeux. Ils l’ont violenté et menotté. Il est jusqu’à présent à l’hôpital », affirme un manifestant, furieux.

Plusieurs usagers de la route s’en trouvent piégés. Dans le désordre, certains ne savent plus à quel Saint se vouer. « Je ne comprends. Depuis 7 heures, je cherche où passer pour déposer à ma fille à l’école. Finalement j’ai décidé de garer la voiture ici pour amener la fille à pied. Son école n’est pas loin d’ici », s’offusque une dame.

Selon des témoignages, tout a commencé quand l’agent de la police a demandé au chauffeur de lui « donner son cahier. » Le conducteur, en provenance de Sikasso, proteste : « tous mes documents sont à la douane », aurait-il répondu. Le policier aurait voulu en profiter pour demander un pot de vain, mais il a buté sur le refus catégorique du chauffeur. Des échanges verbaux s’en suivent. L’apprenti chauffeur s’invite dans la danse. Le policier fait alors usage de son gaz à poivre.

Au Mali, l’incident a failli précipiter la grève annoncée dans le secteur des transports. D’autant que ce genre d’échauffourées entre policiers et transporteurs deviennent récurrents. En avril 2017, un incident du genre a fait un mort et 3 blessés au carrefour de Missabougou.

Maliki Diallo

Niaréla : le parcours du combattant des fabricants de balais

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Depuis 2007, des jeunes guinéens fabriquent des balais en face du cimetière de Niaréla. Malgré les difficultés, ils demeurent toujours engagés

Des brindilles de balai éparpillées un peu partout, de la poussière, des cailloux déposés au- dessus de petits bancs. On est chez les fabricants de balais de Niaréla. Par terre, des ciseaux, des chambres à air usées, de vieux sacs. Près d’un mur, de gros sacs remplis de brindilles de balais non fabriquées et des balais fin prêts.

T-shirt bleu, pantalon gris, Justin Koivogui affirme qu’il exerce ce métier depuis plus de 10 ans.  Il soutient qu’il existe trois genres de balais à savoir, les brindilles de palmier « Sebe fouranan » et « Fautey » qui viennent de la Guinée Conakry et « Nougoumanie » dans la frontière Mali-Burkina Faso. « Nous envoyons de l’argent à nos correspondants en Guinée, respectivement dans les forêts de ’’Koya’’ et de ‘’Kisidougou’’ ». «Ceux-ci nous vendent le gros sac de balais (120 Kg) entre 80.000 FCFA et 115 .000 FCFA. Les frais de déplacement s’élèvent à 16.000 FCFA par sac. Nous achetons la chambre à air à 175F l’unité et le sac à 500F. On cède le balai à 175F. Sur un sac de 120 kg, on peut gagner 35 000 FCFA.

En outre, Justin Koivogui se plaint des problèmes financiers. « En tant qu’étranger, s’il faut payer le loyer entre 17.500 F et 25. 000 F la chambre, se nourrir, envoyer de l’argent au bercail et économiser, ce n’est pas facile », explique-t-il, les mains poussiéreuses, essayant  d’attacher ses brindilles de balais.

Assis au beau milieu de ses balais Mamadou Diaby se plaint de l’insuffisance de leur lieu de travail. « 18 places pour 35 fabricants, on a un vrai problème de place », renchérie-t-il en rangeant ses balais. « A l’arrivée de nos stocks de balais, pour avoir de la place, il faut se réveiller entre 3h et 4h du matin afin de réserver la place. A 6h heures du matin seulement, on n’a plus de place et on ne travaille pas ce jour », indique-t-il avec des gestes. Aussi pendant l’hivernage, nous enregistrons beaucoup de pertes car la pluie détruit nos balais à longueur de journée.

Par ailleurs, Moussa Diaby pense qu’ « on exerce tout simplement ce métier pour survivre sinon il ne nourrit pas son homme ». A ses dires, la fabrication des balais peut causer entre autres, des problèmes de nerfs au niveau du cou, le rhume, les maux de dos et de poitrine. Sans compter les blessures de main causées par les brindilles de balais.

Ces fabricants souhaitent avoir des places et magasins confortables afin de bien exercer leur métier.

Mariam Diabaté

IBK « prêt » à briguer un second mandat: Etat des lieux du « Mali d’abord »

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Le week-end dernier, le président de la République Ibrahim Boubacar Kéita a levé le doute sur sa candidature à la présidentielle de juillet. Devant les cadres des partis de la majorité, et selon les cadres de son parti, IBK est prêt je cite à resservir le pays. Et donc à briguer un second mandat.

Pour rappel, il a été élu au 2e tour de la présidentielle de 2013 avec 77 % des voix. Son projet, le Mali d’abord, est axé principalement sur la réconciliation nationale, la sécurité, la lutte contre la corruption, la lutte contre le chômage ou encore la construction de logements sociaux…

Mais près de cinq ans après qu’est-ce qui a été fait et qu’est-ce qui reste à faire ?

D’abord sur le plan de la réconciliation nationale. Un accord de paix a été signe en 2015 entre les groupes armes et le gouvernement après de longs mois de négociation a Alger. Cet accord, il faut le reconnaître, a mis un terme aux affrontements entre les groupes armés signataires entre eux et l’armée malienne. Malgré ces acquis, l’accord connaît un lourd retard dans sa mise en œuvre. En témoigne l’arrivée hier des premiers militaires maliens a Kidal pour l’installation du MOC, censé marque le redéploiement de l’armée sur l’ensemble du territoire. Ce mécanisme devait être mis en place seulement quelques semaines après la signature de l’accord.

La situation sécuritaire, elle, se dégrade. En plus des attaques terroristes, 71 aux trois dernier mois de 2017 selon l’ONU, les communautés peule et dogon s’affrontent régulièrement au centre du pays. Entrainant plusieurs dizaines de morts, selon le dernier rapport trimestriel des Nations unies sur le Mali.

Et l’armée peine a sécurisé le vaste du territoire. La Loi d’orientation et de programmation militaire adoptée en 2015 a considérablement changé les conditions de vie et travail des militaires avec des primes et des équipements nouveaux. Toutefois, chaque acquisition de matériels militaires révèle un scandale de détournement du denier public. Ce qui explique, pour plusieurs observateurs, l’échec d’IBK dans la lutte contre la corruption après avoir dédié 2014 l’année à la lutte contre corruption.

Par rapport à la lutte contre le chômage des jeunes, le candidat du RPM avait promis la création de 200 mille emplois durant son premier quinquennat. A la date du 31 décembre 2017, le ministre de l’Emploi a annoncé la création de 234 mille emploi soit 34 mille emplois de plus. Des chiffres contestés par les jeunes demandeurs d’emploi. Pour leur président, Mahamane Ibrahima ce sont des emplois créés sur papier.

Quant aux logements sociaux, le ministre de l’Urbanisme s’apprête à attribuer les 5000 construits sous IBK. Ce nombre est largement en deçà par rapport à celui promis pendant la campagne présidentielle qui s’élevait à 50 000 logements sociaux. C’est 10 fois moins.

L’annonce de la candidature d’IBK intervient à un moment où le front social est en ébullition. D’ailleurs il ne s’est jamais calmé pendant les quatre dernières années. Les secteurs vitaux, tels l’éducation et la santé ont connu des moments de turbulence sans précédent.

Aujourd’hui, le bilan d’IBK divise la population. Le 29 juillet sera un teste grandeur nature pour le bilan du régime.

Maliki Diallo

Mali: grâce à l’insémination des vaches, le lait frais est disponible durant toute l’année

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12 à 13 litres de lait par jour, c’est la production moyenne d’une vache des races améliorées au Mali. Selon les responsables de l’association des professionnels de la filière lait au Mali, la pratique de l’insémination a permis d’améliorer le sous secteur élevage.

La production laitière au Mali a connu une nette amélioration aux dires des professionnels de l’élevage. Les races améliorées de vache ont chacune une production moyenne de 12 à 13 litres par jour. Selon eux, cette augmentation de production s’explique par l’introduction de 125.000 doses de semences pour l’amélioration de la production laitière. Ces semences ont été offertes par le Maroc.

L’insémination artificielle au profit des éleveurs maliens porte aujourd’hui ses fruits. Selon Sanoussi Bouya  Sylla, membre de l’association des professionnels de la filière lait au Mali,  la productivité et la compétitivité des éleveurs maliens sont au rendez-vous. « Le Mali peut présenter ses nouvelles races animales dans toutes les compétitions », souligne-t-il.

Selon l’éleveur Sékou Diallo, les opérations d’insémination lui ont permis de faire l’élevage moderne.  A ses dires, en matière de production de lait, avec 100 têtes de vaches de race traditionnelle, il a le même résultat avec 10 têtes de race améliorée.

Les éleveurs maliens veulent aller en vitesse de croiseur pour faire de l’élevage un levier du développement économique au Mali, annonce Sékou Diallo éleveur à Bamako.

                                                                                                                                                 Moussa FANE

Mali : sur le Niger, l’orpaillage tue la pêche à petit feu

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A Bamako, l’utilisation des dragues le long du fleuve Niger par les chercheurs d’or pollue l’eau et met en péril l’activité des pêcheurs traditionnels bozo.

« Aujourd’hui nous ne gagnons pratiquement rien dans la pêche. Or, nous avons hérité ce métier de nos ancêtres. Beaucoup d’entre nous ne savent pas faire autre chose », s’inquiète Dramane Konta, le chef des bozo, les traits tirés,  un bonnet glissé sur le crâne. A Bozola, il est le maître du fleuve. Une centaine de familles sont sous ses ordres.

Son fils Ousmane Konta, 37 ans, n’est pas allé à l’école et n’a pas appris d’autre métier. Il est pêcheur depuis le bas âge. Selon lui, l’utilisation disproportionnée des dragues est récente au Mali mais ses conséquences sont énormes sur la pêche. « Il y a trois,  cinq ans on trouvait suffisamment de poissons ici.  Maintenant, on peut passer une journée dans l’eau pour deux ou trois kilos de poissons. Les dragues polluent l’eau, changent sa couleur en permanence et dispersent les poissons » déplore-t-il.

Le président de l’Association « sauvons le fleuve Niger » Thierno Mohamed Baldé, a dénombré environ 145 dragues le long des berges, dans les localités de Banancoro, Kéla, Séguéla, Bancoumana, Djoliba, vers la frontière guinéenne. D’après lui, parmi les exploitants figurent des Coréens, des chinois et des Maliens à qui l’Etat aurait attribué des permis. « Notre association a mené une mission sur le fleuve Niger. Ces orpailleurs utilisent le mercure, le cyanure et d’autres produits chimiques qui polluent l’eau » s’agace Thierno Mohamed Baldé. Et les pécheurs subissent directement les conséquences de cette pratique.

Lassina NIANGALY

Mali: la flambée du prix du riz fâche

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Au Mali, à une semaine du début du mois de Ramadan, le prix du riz est passé de 400F à 500F. En plein centre de Bamako, au marché de Médine, clients et commerçants expriment leur mécontentement.

« La mauvaise saison de l’hivernage est la cause de l’ascension du cout du riz », explique Issa Traoré, commerçant détaillant, assis près de ses marchandises. En cette période, au marché de  » Sougou Coura » ou Medine, les clients se font rare.

La faute à une augmentation des prix de certaines denrées de première nécessité depuis deux mois. Cette escalade de prix fâche les commerçants. Ils dénoncent une diminution de leur chiffre d’affaires. Certains vendeurs rapportent même des pertes sur le produit.

« A l’approche du mois de carême, tout laisse à croire  que le prix de  beaucoup d’autres produits risquent de grimper. Moi je réalise déjà des pertes sur le riz « , déclare Issa Traore, inquiet.

Même sentiment de frustration du côté des clients. « Il faut que le prix du riz baisse c’est la seule solution pour nous tous  » déplore une cliente de son côté, venue s’approvisionner.

Le 5 Mai dernier, le bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) a annoncé une flambée de prix de certaines denrées alimentaires. Au Mali, selon OCHA, le riz a grimpé de 12 % depuis mars.

Mohamed Salaha

Présidentielle 2018 : les héritiers d’ATT divisés entre la majorité et l’opposition

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L’unité au sein du Parti pour le développement économique et solidarité  (PDES), à trois mois de la présidentielle de 2018 vole en éclat.

Deux clans au sein du PDES  s’affrontent  sur le positionnement du parti  à la présidentielle de 2018  après  les travaux du congrès tenu du 5 au 6 mai à Bamako.  Lors d’une conférence de presse, jeudi 10 mai, le responsable du clan proche de la majorité présidentielle, Mamadou Dibassy, a officialisé son soutien à IBK. Parallèlement, une autre ligne défendue par Djibril Tall, se démarque et écarte toute possibilité de battre campagne pour le président sortant.

M. Dibassy signale que le contentieux entre le PDES et le régime a été vidé avec l’abandon de poursuite contre leur mentor Amadou Toumani Touré (ATT)  après 5 ans  d’exil à Dakar. Aussi, soutient-il ne rien à reprocher au président IBK, qui a facilité également son  retour et son installation  au bercail. De son côté, Fatoumata Sacko, estime « l’opposition n’a jamais associé le parti PDES dans ses activités ».

« Ce qui se passe au niveau de mon parti c’est malheureux », s’indigne Nouhou Togo, secrétaire à la communication du bureau du  PDES dirigé par Djibrill Tall. Il accuse l’autre clan de violer des résolutions du dernier congrès du parti qui ont acté de rester avec l’opposition. « Les sept personnes  qui  n’ont pas suivi le mot d’ordre du congrès sont suspendues  de toutes activités politiques du parti jusqu’à nouvel ordre » indique M. Togo.

Une chose est sûre : le divorce est consommé entre les deux clans, autrefois unis autour « des idéaux » de l’ancien président ATT. Les conciliations menées dans les coulisses restent vaines.

Mali : port de casque, désobéissance des usagers    

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En dépit du décret pris en conseil des ministres le 19 septembre 2012, rendant obligatoire le port de casque, au Mali beaucoup de motocyclistes  ne respectent pas la mesure. Le casque est pourtant essentiel à la sécurité des usagers.

Moïse Pascal Samaké est l’un des rares usagers à rouler en moto avec casque : «Le port du casque est une bonne chose pour les conducteurs des  engins à deux roues car la circulation est très compliquée à Bamako,  je  conseille à tous les motocyclistes maliens de porter le casque» recommande-t-il.

Contrairement à Pascal, Issa Diarra, lui, circule sans casque. Raison évoquée : « manque de moyen ».

Mariam Traoré est encore catégorique.  «Je n’aime  pas le casque » lance-t-elle. Le refus de beaucoup de femmes à porter le casque, est en partie lié à l’esthétique. Car pour elles, « casque et tresses » ne font pas bon ménage.

Hama Baïlo, porte le casque mais pas en période de chaleur.  Or, l’accident peut survenir à n’importe quel moment.

Moussa FANE

Le football paralysé au Mali : le président des supporters des Aigles, Souleymane Diabaté, exhorte l’ouverture de la saison sportive

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La mauvaise gestion conduit le football malien vers sa perte. Le ballon ne roule plus sur les pelouses maliennes depuis plusieurs mois. Les supporters s’impatientent et demandent le démarrage du championnat national.

Violence dans les stades, dissolution et réhabilitation du bureau fédéral, marches de protestation contre le ministre des Sports, bicéphalisme dans les districts et ligues, détournement de fonds, violations de textes, compétitions nationales aux arrêts…, le football malien marche sur sa tête depuis plus de 4 ans.
Sa gestion calamiteuse a poussé la FIFA à mettre en place un Comité de Normalisation, le 10 janvier 2018. Ce nouvel organe peine aussi à s’assumer pleinement. Les fossés sont toujours grandes et les protagonistes de la crise se regardent en chien de faïence. Les dates des compétitions internationales sont pourtant proches. L’avenir des footballeurs, surtout ceux évoluant au pays, menacé. Le ballon ne roule plus et l’inquiétude est grande.

Face à cette situation de mélange de torchons et de serviettes, le président de l’Union nationale des associations de supporters des Aigles du Mali (UNASAM), Souleymane Diabaté, a réagi.
Il exhorte l’actuelle équipe dirigeante du football malien à tout mettre en œuvre pour démarrer l’ouverture de la saison sportive. « Il est temps de commencer le championnat. On ne peut pas progresser tant qu’on ne joue pas », a martelé M. Diabaté.
Il a également annoncé : « pour mettre définitivement fin au conflit,  l’UNASAM envisage d’organiser une soirée gala de réconciliation qui regroupera tous les responsables de football malien.»

Sory Ibrahima COULIBALY

→ Sur la crise du football malien, voir notre rencontre avec Mamadou Diarra, un espoir au point mort.

Portrait : Alima Coura Mariko, première conductrice de train en Afrique de l’ouest

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A 39 ans, Alima Coura Mariko a été la première femme à prendre les commandes d’un train dans toute l’Afrique de l’ouest. Courageuse, elle est décidée à relever le défi du genre.

Dans une grande cour, des vieux wagons un peu partout. On est dans le dépôt ferroviaire Dakar-Bamako, dans la capitale malienne. Il est 9h. Alima est déjà sur place et commence à chauffer le wagon. « C’est mon quotidien », affirme-t-elle, souriante, occupée à conduire son wagon.


Le métier, Alima l’a commencé en 2007, date de son recrutement dans le chemin de fer. Mais c’est en 2009 qu’elle a effectué son tout premier voyage. Et pas n’importe lequel ! Elle devait conduire un certain Amadou Toumani Touré, alors président de la République, de Bamako à Kayes. « En réalité j’avais peur, mais avec la présence de la population qui m’acclamait, je me suis ressaisie et tout s’est bien passé », se souvient  la diplômée de l’Ecole technique moderne.

Avec plus d’une centaine de voyages à son compte, ce sentiment de peur a disparu. « Je suis contente chaque fois que je monte à bord. Les riverains m’admirent et m’encouragent », affirme-t-elle émue. Avant de poursuivre : « les gens sont impressionnés de me voir conduire. Je me dis qu’ils se sentent en quelque sorte rassurés. » Pour son collègue Yamadou Diallo, Alima est non seulement « courageuse, mais surtout une battante qui conduit très bien. »

Métier et vie de foyer

Aujourd’hui, mariée et mère de deux enfants, Mme Gouanlé Alima Coura Mariko affirme n’avoir aucun problème à conjuguer vie professionnelle et vie familiale. « Ma famille me soutient vraiment. Mon mari me comprend. C’est d’ailleurs ma belle-mère qui s’occupe de mes enfants en mon absence », explique-t-elle.

Cependant, tout n’est pas rose dans son travail. En tant que première conductrice, à son arrivée, elle était subitement confrontée à certains problèmes comme le manque de dortoirs pour femmes. Et face à la crise que traverser le chemin de fer au Mali,  la dame de fer du train invite l’autorité malienne à doter le chemin de fer de matériels nécessaires.

Et surtout cette forte conviction l’anime : « il n’y a pas de métier destiné aux hommes. Exercer ce métier constitue de la fierté pour une femme. »  Elle a d’ailleurs été rejointe par une deuxième conductrice !                                                                                                           

Mariam Diabaté

Mali : la noix de Cola, symbole de respect multiséculaire

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Originaire de l’Afrique de l’Ouest, la noix de cola est un fruit très prisé au Mali. Il constitue un symbole du respect. Elle est utilisée dans toutes les cérémonies civiles ou religieuses.

A Bamako, c’est tout un marché qui est consacré au fruit. Il porte d’ailleurs un nom spécifique : ‘’la cour de la Cola’’. Ici, en plein cœur de la capitale malienne, près de l’hôpital Gabriel Touré, le produit est vendu en panier ou en détail.

Madou Traoré, la soixantaine entamée, est le président des revendeurs de cola. Devant sa boutique et dans le brouhaha de la circulation routière, il explique : « la cola provient exclusivement de la Côte d’Ivoire ou de la Guinée Conakry ». Il poursuit : « l’importance de ce fruit dans la société malienne est capitale. C’est le soubassement de toute relation interpersonnelle. » Parmi ces relations, il y a notamment les demandes en mariage, les baptêmes, les sacrifices funèbres ou encore l’accueil des hôtes. Au Mali, dans chacun de ces évènements, c’est la Cola qui est utilisée. Et cela depuis des centaines d’années.

Sur son tabouret dans la « cour de la Cola », Wamy Tounkara est un homme occupé. Il constitue sans arrêt des paniers de Cola destinés à la vente. Souvent au-delà des frontières maliennes, comme au Sénégal. « C’est un fruit multiséculaire. La Cola est au centre de toutes les relations humaines, argumente-t-il. Ce sont les marabouts, les féticheurs et les charlatans qui en sont les plus friands.  »

Au produit, certains sont aussi accro : « c’est aussi un excitant comme la cigarette et autres », conclut M. Tounkara.

Harber MAIGA 

Mali : start-ups africaines cherchent financements !

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Deux cent cinquante jeunes entrepreneurs issus de la zone UEMOA participent au Forum de l’Entreprenariat et de l’insertion professionnelle à Bamako, du 10 au 12 mai. Un point commun : difficile accès au crédit.

Patrick Kouangan, quadragénaire, de nationalité camerounaise, est basé en Allemagne. Au forum de Bamako, il est venu présenter une nouvelle machine non encore commercialisée : OURIMPULS. Il s’agit d’un appareil à usage multiple crée par un collectif d’ingénieurs africains. « Il sert dans les laboratoires dentaires, les centres d’esthétiques en pédicure et manucure, les centres de pédologie et les bijouteries » explique Partick, fier de son produit.
Produit qu’il ne parvient pas pour le moment à lancer véritablement sur le marché. Il bute depuis 2009, date de création d’OURIMPLUS, au problème de financements. « En Afrique, nous avons des idées, mais l’idée seule ne suffit pas. Pour les appliquer, il faut des moyens, déplore Patrick. Et c’est ce qui nous manque. Nous demandons à nos Etats de mobiliser les banques d’affaires. »
Eve Gweth Gweth, Ingénieure en génie chimique, partage cette inquiétude. Elle est à la tête d’une entreprise de transformation des troncs de bananiers en feuilles de placage. Ses produits servent à revêtir les luminaires, les comptoirs d’aéroport et des kits pour boissons chaudes. « Notre problème principal c’est l’argent. Parce que c’est une technologie qui a déjà été utilisée. Donc l’accès à la licence technologique nécessite un gros montant », confie-t-elle, près de son stand.
Dramane Haïdara, directeur régional du Bureau International du Travail au Mali (BIT) en convient : « l’accès au crédit et la détérioration de son coût sont les principaux problèmes des entrepreneurs en Afrique.


Lassina NIANGALY

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